Jean-Louis Renier, centenaire du pèlerinage de l'Oise 2017

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Odette, 107 ans, et Jean-Louis, 100 ans : heureux d'être à Lourdes avec l'Hospitalité de Beauvais

Il y a de plus en plus de centenaires en France... et donc de plus en plus de centenaires dans les pèlerinages de Lourdes ! C'est le cas de celui de Beauvais (département de l'Oise, France) venu début juillet avec Odette (107 ans) et Jean-Louis (100 ans). Rencontre.

Odette de Montlivault, l'année de ses107 ans en 2017 à Lourdes

Odette de Montlivault à Lourdes, une pèlerine de 107 ans (photo prise le 6 juillet 2017)

Odette de Montlivault, 107 ans bientôt, est née en novembre 1910. Elle habite Compiègne où elle est pensionnaire de la maison de retraite "Le Rond Royal", rue de l'Aigle. De son mariage, elle a eu trois enfants. Elle est toujours venue à Lourdes, plus ou moins régulièrement. Depuis huit ans, grâce à l'Hospitalité de Beauvais, elle y revient chaque année. Elle se dit heureuse de pouvoir une nouvelle fois revenir dans la cité mariale pour vivre un beau pèlerinage.

Jean-Louis Renier, centenaire du pèlerinage de l'Oise 2017

Jean-Louis Renier, 100 ans, venu avec l'Hospitalité de Beauvais
(Photo prise le 6 juillet 2017)

Jean-Louis Renier, 100 ans, est né le 8 février 1917, en Guadeloupe. Il habite aujourd'hui chez lui, à Chevrières. Il n'avait que 6 ans quand son père est mort. Certificat d'études en poche, il commence à travailler sur l'île comme assistant d'un docteur, puis devient mécanicien ajusteur dans une usine d'arquebuses. En 1939, avec la guerre, il prend le bateau jusqu'au Havre pour être incorporé dans l'infanterie. Il combat sur le front de l'Est avant d'être fait prisonnier par les Allemands. Il passe sa captivité en France. Le voici dans les Landes à couper des pins pour étayer les mines. Dans la forêt, il décide un jour de s'évader. Ce qu'il fait. Il se souvient comme si c'était hier de sa course au milieu des arbres, dans les fougères... et dans l'eau marécageuse qui lui arrivait jusqu'à la poitrine, cette eau qui l'a sauvé en brouillant la piste des chiens lancés à ses trousses par les Allemands. Recueilli par un fermier, il décide de rejoindre la zone libre. Une jeune de 14 ans, héroïque, lui sert de passeur. Au moment où il franchit la ligne de démarcation, des motards allemands passent sur la route et le mitraillent. Courant à perdre haleine, il parvient à s'échapper. Son évasion a réussi. Il réintègre l'armée, rallie la Méditerranée, l'Afrique du Nord, avant de rejoindre la Martinique pour garder l'or de la France abrité au Fort. Très vite, il comprend que la France est vendue à l'occupant, c'est pourquoi il se décide à risquer une seconde évasion, cette fois au départ de la Guadeloupe. En évoquant le souvenir de sa fuite, à quatre gars, sur un petit bateau, les yeux de Jean-Louis se mouillent. L'évasion aboutit sur une plage de Saint-Domingue qui est aux mains des Anglais. Il est aussitôt enrôlé du côté des Alliés et nommé brigadier chef. Le voici aux Etats-Unis où le général De Gaulle a envoyé deux officiers. Il intègre les Forces Françaises Libres le 8 juin 1942. Du coup, retour en Europe aux côtés de De Lattre de Tassigny. C'est la campagne d'Italie avec des batailles énormes comme Monte Cassino. Jean-Louis pleure pour la deuxième fois en se remémorrant les terribles combats qu'il a vécus là-bas, en Italie où De Gaulle est venu les encourager et les féliciter. Puis ce fut la libération de Rome, le débarquement en Provence avec la prise du fort de Toulon, la percée jusqu'à Strasbourg. Il dit qu'il en a vu des morts et des morts... et il se met à pleurer, pour la troisième fois. A la fin de la guerre, en tant qu'excellent soldat, quand on lui demande s'il veut partir en Indochine, il dit non. Démobilisé, il trouve un travail sur Paris. Il rencontre Marie, la femme de sa vie. Mariés en 1946, ils ne pourront pas avoir d'enfants, mais élèveront un neveu et une nièce. Lourdes, dans sa vie, arrive en 1956 quand il y vient avec sa femme, pour la première fois. Il y sera aussi présent le jour de la pose de la première pierre de la future basilique Saint-Pie X. Sa femme décède en 1983. Lourdes, il y revient plus régulièrement depuis quatre ans, grâce à l'Hospitalité de l'Oise. Il dit tout aimer à Lourdes. Il se souvient des bons amis qu'ils avaient dans la cité mariale, ils tenaient un restaurant, mais maintenant ils ne sont plus. Ce qui le touche à Lourdes, c'est tout ce monde qui va devant la Grotte. Il dit qu'il y a quelque chose ici que l'on ne trouve nulle part ailleurs, sans trop savoir comment le nommer. Lourdes lui redonne le moral et de la force pour continuer la route. C'est un bienfait.

La France compte plus de 21 000 centenaires. Pèlerins de Lourdes en ce début de mois de juillet 2017 avec l'Hospitalité de Beauvais, Jean-Louis Renier et Odette de Montlivault, du département de l'Oise (France), sont des leurs.

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